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Patrimoine-de-musique-arabo-andalouse

Noubat Raml el achia de l'école tunisienne

17 Avril 2015 , Rédigé par Abdallah Bouchenak Publié dans #Les noubas de musique arabo andalouse

Noubat Raml el achia de l'école tunisienne

Noubat Raml el achia de l'école tunisienne:

Cette Nouba n'existe pas dans le patrimoine Malouf de l'école tunisienne de musique arabo andalouse.

Voici les autres noubat qui sont répertoriées

Selon al-Tifashi al-Gafsi (xiiie siècle), la nouba se compose des pièces suivantes : le nashîd (récitatif), l'istihlâl (ouverture), le ‘amal (chant sur un rythme lourd), lemuharrak (chant sur un rythme léger), le muwashshah et le zadjal. Si l'on se réfère au cheikh Muhammad al-Dharif (xive siècle), les noubas enchaînaient autrefois treize modes musicaux différents : sikah, dhîl, rmal, asbahân, raml al maya, mazmûm, ‘irâq, hsîn, nawâ, rasd al-dhîl, mâya, rasd et asba‘ayn. C'est à Mohamed Rachid Bey, mélomane, oudiste et violoniste, que l'on doit d'avoir remanié et fixé le répertoire des noubas tunisiennes : il en arrange les différentes parties et y ajoute des pièces instrumentales d'inspiration turque. On lui attribue également la composition de la majeure partie des pièces instrumentales des noubas, à savoir les ouvertures (istiftâh et msaddar) et les intermèdes (tûshiya et fârigha).

De nos jours, la nouba se présente comme une composition musicale construite sur un mode principal dont elle prend le nom et formée d'une suite de pièces vocales et instrumentales exécutées selon un ordre convenu. La structure de la nouba tunisienne met ainsi en évidence divers effets de contraste et de symétrie qui se manifestent entre ses parties ou au sein de chacune d'entre elles. Ainsi, la première partie privilégie les rythme binaires et la seconde les rythmes ternaires. Chaque partie commence sur des rythmes lents pour se terminer sur des rythmes vifs. De même, cette alternance de rythmes lents et allègres peut se reproduire au sein des pièces elles-mêmes.

Les noubas puisent dans les formes poétiques du genre classique (qasida) ou post-classique (muwashshah et zadjal). Lesabyat par lesquels commence la nouba, généralement au nombre de deux, sont en arabe littéral. Les autres parties chantées sont en dialecte tunisien. Les thèmes de prédilection de ces poèmes sont l'amour, la nature, le vin ainsi que d'autres thèmes ayant trait à la vie mondaine. Certains khatm abordent cependant des sujets religieux, prônant la piété et implorant la clémence divine. Les textes des noubas sont anonymes pour la plupart.

Les noubas sont habituellement exécutées par de petites formations musicales comprenant des instruments à cordes dont les principaux sont l'oud tunisien qui diffère du luth oriental par sa forme plus allongée et son nombre de cordes, la rebec à deux cordes en boyau montées sur une caisse monoxyle, le violon introduit dès le xviiie siècle et enfin le qanûn. Les orchestres comprennent également un instrument à vent, le ney, et des instruments à percussion : târ, darbouka etnagharas. Les petites formations tendent à disparaître, cédant la place à des orchestres plus massifs comprenant une quinzaine d'instrumentistes et une dizaine de choristes. L'utilisation des instruments à cordes d'origine européenne à côté des instruments traditionnels et la notation de la musique, nécessaire aux grandes formations, ont conféré à l'interprétation du malouf une âme et une dimension nouvelles.

Les noubas, pièces maîtresses du patrimoine traditionnel, sont toujours exécutées dans les concerts publics et à l'occasion des fêtes familiales, plus particulièrement en milieu urbain. Des villes ayant connu une concentration de réfugiés andalous (comme Testour ou Soliman) perpétuent cette tradition.

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